Bonsoir tout le monde!!
Je ne sais pas si j'avais pensé à vous le dire mais mes parents et mon petit frère sont au courant pour mon homosexualité.
C'était au début de ma petite déprime que je me suis tapée il y a quelques semaines. Ca a commencé lors de mon deuxième RDV avec une conseillère à la Mission locale (chargée d'aider à orienter les jeunes de 18 à 25 ans). Normalement, nous devions continuer à travailler sur ordinateur bien que je n'étais pas sûr que ça puisse me servir à grand chose, vu l'état d'esprit dans lequel je me trouvais (depuis la veille, je me sentais pas très bien, certainement parce que ça me stressait). Enfin bon, ce jour-là, il se trouve qu'il y avait un problème dans le réseau informatique, et que, donc, il nous était impossible de continuer le travail que nous avions commencé lors de la première séance.
Alors elle s'est mise à me poser des questions sur moi (il se trouve qu'elle était aussi psychologue). En fait, il y avait toutes une série de textes que je devais lire, et j'avais attendu la veille pour le faire et le lui avait dit. Elle a donc saisi l'occasion pour m'en demander la raison. Je lui ai alors parlé d'une sorte de blocage que j'avais. Et de fil en aiguille, la discussion s'est orientée sur ma vie privée.
J'ai réussi à tenir un moment, mais comme il fallait que je lui réponde en même temps, je n'ai pas réussi à retenir quelques larmes, et puis j'ai fini par craquer. Je me suis senti lamentable. J'étais avec mes mouchoirs, devant elle, à éponger mes larmes que je n'arrivais plus à retenir.
A la fin de la séance, elle a insisté pour que je prenne RDV avec la psychologue (qui ne serait chargée que de m'écouter). J'ai hésité, mais j'ai fini par accepter. En sortant de là, je suis passé chez ma soeur, chez laquelle j'ai fini par passer toute la journée. Elle essayait de me consoler comme elle pouvait et puis elle a fini par dire qu'il fallait que je parle à mon père. Que je lui dise que j'étais homo et qu'ainsi, ça me ferait un sacré poids en moins. (Elle pensait que c'était l'unique raison qui expliquait que je sois dans cet état, en réalité, c'est un peu plus compliqué que ça).
Enfin, du coup, pour accélérer, ma soeur avait envoyé à mail au boulot de notre père pour lui faire comprendre que quand il rentrera, il faudrait qu'il passe me parler dans ma chambre. Ce qu'il a fait. Il est venu me voir dans ma chambre et je lui ai avoué que j'étais homo. Il était un peu gêné mais il a été super. Il a rien osé me dire (c'est pas le genre de la famille) mais il m'a envoyé un mail pour me dire qu'il m'aimait comme j'étais et qu'il ne fallait pas que je m'inquiète pour ça. Il en parlé à ma mère qui a fait comme si de rien était (je ne sais pas ce qui est le mieux:qu'elle fasse comme si de rien était, ou bien qu'on en discute). Mon petit frère, quant à lui, je lui en avait parlé quelques temps auparavant.
Voilà, je ne le nie pas, ça me fait quand même un sacré poids en moins, mais tout est loin d'être réglé. Demain matin, j'ai un deuxième RDV avec la psy de la Mission Locale. Le premier était très étrange et déstabilisant.
Je vous souhaite une très bonne soirée à tous et à toutes.